Galerie Kevorkian

Carnig Kevorkian L’un d’entre eux, Carnig, après avoir ouvert un premier magasin dans le quartier de Drouot à Paris, s’installe à l’adresse actuelle du 21 quai Malaquais en 1923.
De l’autre côté de l’Atlantique, à New York, un autre frère, Hagop, constitue, souvent en association avec le premier, une colossale collection d’archéologie orientale et d’art islamique, comprenant entre autres un fabuleux album éponyme de miniatures et de calligraphies mogholes et des pages du Shah Name Houghton. Les vestiges de cette collection ressurgissent encore régulièrement en vente publique et sont répartis entre les plus prestigieux musées américains : le Metropolitan Museum of Art à New York, la Freer Gallery à Washington ou encore le Cleveland Museum of Art. La Hagop Kevorkian Gallery of Ancient Near Eastern Art du Brooklyn Museum abrite quant à elle douze reliefs assyriens dont il a fait don au musée en 1955.
Hagop crée également une fondation dans sa ville d’adoption, the Hagop Kevorkian Center for Near Eastern Studies, dont une chaire a successivement été rattachée à Columbia University puis à New York University.

Si Hagop se caractérise par sa flamboyance, Carnig se distingue par sa réserve, sa modestie désintéressée et un amour authentique de son métier et des œuvres qui transitent par sa galerie. Ces qualités lui attachent une fidélité inconditionnelle des plus grands collectionneurs d’archéologie et d’art islamique de son temps, parmi lesquels se trouvent notamment Jean Pozzi, Calouste Gulbenkian et son gendre Kevork Essayan.